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Psychothérapeute/Déontologie


  • La psychothérapie relationnelle et la législation actuelle


  • Quelle différence entre un psychiatre, un psychanalyste, un psychologue et un psychothérapeute ?



    Les médecins, les psychiatres et les psychologues n’ont pas nécessairement une formation à une technique psychothérapeutique structurée, et l’expérience de la relation ne saurait remplacer une formation adéquate qui permettrait à ces professionnels de se dégager de leurs projections inévitables. Ils ne sauraient donc être psychothérapeutes de droit (comme l’envisage l’amendement Accoyer) sans une formation spécifique Un médecin et un médecin psychiatre dispose de connaissances pour établir un diagnostic des pathologies mentales et il a différents moyens pour les traiter : biochimique avec les médicaments psychotropes, la stimulation magnétique transcrânienne, luxthérapie, etc., l’ergothérapie et la psychothérapie individuelle et d’institution. La psychothérapie exercée par les psychiatres et psychologues appartient souvent à ces deux grandes catégories d’inspiration analytique et cognitivo comportementales. Seule les TTC peuvent être qualifiées de structurées, les thérapies d’inspiration analytique s’inspirent de la cure analytique mais deviennent quoi, quel sens, quelle méthode, quelle finalité, quelle compréhension du problème et quelle conduite de travail ? C’est à cet endroit que nous prétendons ( syndicats et associations de professionnels de la psychothérapie)  que la psychothérapie est un métier qui requiert un parcours et une formation spécifique en plus des études médicales ou psychologiques ou bien à la place de ces études universitaires le cas échéant. La psychiatrie et la psychologie donne une formation universitaire basé sur des savoirs qui n’est en aucun suffisante pour acquérir une compétence à la psychothérapie. Quand bien même il existe des formations à la psychothérapie à l’université, le plus souvent concernant les TTC, ces formations ne forme pas des psychothérapeutes selon les critères reconnues par les associations de professionnels cités plus haut. Ces critères sont :



             1. une psychothérapie ou psychanalyse personnelle approfondie

             2. une formation théorique et pratique de haut niveau

             3. une supervision de la pratique professionnelle

             4. l’adhésion à notre code de déontologie

             5. la reconnaissance par une commission de pairs.



    En médecine, le savoir et la connaissance scientifique prime. Dans le métier de psychothérapeute, c’est notre compétence relationnelle qui prime, et cela s’apprend, se travaille, par un long chemin personnel de prise de conscience et de travail de nos propres fonctionnements psychiques, et par la supervision ou contrôle continu.



    Il convient de distinguer les différentes prises encharge selon les professionnels et les indications selon les pathologies et les difficultés psychologiques, et d’identifier les situations où une prise en charge médicale et psychothérapique est nécessaire, exercée par des personnes différentes mais qui travaillent en concertation me semble intéressant et soutenant pour le sujet. Il est réputé que les pathologies psychiatriques (comme la schizophrénie ou le trouble bipolaire, l’autisme etc.) relèvent d’un traitement médicopsychologique qui souvent se résume à une rise en charge médicale privée ou institutionnelle et pourtant la spécificité de la gestalt-thérapie conçoit la pathologie comme une défaillance dans l’ajustement créateur d ’une présence au monde. Dans la vie quotidienne, cette pathologie s’exprime pour une personne par la souffrance qu’elle éprouve et le sentiment de subir sa vie, de ne pas en être pleinement acteur. Le Gestalt-thérapeute se donne pour projet de restaurer l’ajustement créateur permettant à un sujet de se sentir libre et responsable dans ses choix de vie. Par là, elle va s’intéresser au processus de cet ajustement créateur de sens.




    Législation de la profession psychothérapeute



    Avec M. le député Accoyer, a commencé une polémique dans les professions du carré psy qui a commencé la loi du 9 août 2004 portant sur l'usage du titre générique de psychothérapeute. Des nouveaux amendements votés en première lecture par l'Assemblée nationale se sont vus repoussés par le Sénat à l'unanimité début 2007, puis les amendements repoussés en conseil d’Etat en mai 2007…la loi n’est pas appliquée et de toutes façons avec cette loi telle quelle est conçue, les décrêts d’application quels qu’ils soient ne vont pas enlever les confusions existantes pour les public et pour les professionnels pour clarifier les compétences de chacun. Les médecins et psychologues non formés à la psychothérapie pourront continuer à l’exercer (pauvres usagers qui ont justement tant besoin d’être protégés de ces professionnels abuseurs de leurs pouvoirs) et les psychothérapeutes aussi compétents et bien formés que les psychanalystes sérieux n’ont pas le même traitement, pourquoi ?


    vous pouvez aussi lire la lettre à Xavier Bertrand signée d’une part par B.Dumait pour le Collège Européen de Gestalt-thérapie et C.Deshays pour la Société Française de Gestalt  www.sfgestalt.org/actualite/lettreministre/lettreministre.html